Ressourcement Ayrifagne 23 mars 2017



  • Les relais de la pastorale : Vous avez dit ressourcement ?


« Celui qui n’est pas occupé à naître, est occupé à mourir » Bob Dylan « En vérité, je te le dis, celui qui n’est pas né d’en haut, ne peut pas voir le Royaume de Dieu » Jn 3,3 
 
C’est à l’accueil Ayrifagne que s’est déroulée une journée de ressourcement pour les enseignants qui le souhaitaient. Dans ce cadre magnifique, à revisiter pour l’accueil de groupes, André Vervier, prêtre, ancien du C.R.J.C., a ouvert une réflexion à partir de la phrase de André Monon : « N’arrêtez pas de naître… ce serait pire que mourir ! » 
 
Au départ de l’invitation faite par Jésus à Nicodème, à naître d’en haut, nous avons exploré les rêves profonds qui nous habitent, les peurs qui nous empêchent de naître, les obstacles à dépasser, malgré nos désillusions et nos découragements, l’invitation à naître aux autres, malgré nos différences et à travers nos manques. D’abord, nous y réfléchissons pour nous, puis dans l'intention de transférer cela pour nos élèves.  Où nos jeunes peuvent-ils exprimer leurs rêves profonds ou les « verbes de leur vie »(1) (pour reprendre un lien proposé dans la dernière lettre de pastorale scolaire). Où pourront-ils extérioriser leurs peurs ? Où accueillir leurs sentiments sans jugement, sans les contredire, sans débat ? Quels lieux recevraient les enseignants qui souhaiteraient aussi pouvoir vivre ces temps de réflexion ? La régionale de février en avait quelque part été un écho.  
 
Une fois de plus, le constat est là. La question de l’intériorité ne va pas de soi. Pourtant, cette nécessité d’amener les jeunes vers ces espaces de parole et d’écoute est vitale, c’est une question de vie.  
 
Il y a quelque temps, je portais à votre attention une réflexion sur « L’attention, un bien commun ? »(2). Vivre une telle journée pourrait être pris comme une perte de temps, tournés que nous sommes vers l’efficacité et le rendement. Et pourtant, ce que nous trouverons dans ces moments-là, c’est de la fécondité. Cela ne portera ses fruits qu’à long terme, peut-être même n'en serons-nous pas témoins. Mais l’expérience fait grandir en humanité. Partir de textes fondateurs, se les approprier, les faire résonner dans nos vécus, les partager sans en débattre, juste dans l’accueil et l’écoute des autres. 
 
Ces partages sont des moments de gratuité. C’est pour moi, un plaidoyer pour que nos démarches autour du vivre ensemble, réintègrent ces espaces d’intériorité. Et comment pour des professeurs les faire vivre aux élèves, si eux-mêmes ne les ont pas expérimentés ? 
 
Merci à André Vervier et aux 27 participants à cette journée !

1 http://sgia.r.ah.d.sendibm4.com/652jbycoobf.html Trouve le verbe de ta vie, mars 2017. 
2 http://sh1.sendinblue.com/n9r3g883sc.html Newsletter du mois, juin 2016.
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