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directive de l'Abbé Villers pour le cours de religion
Vicariat de l'Education chrétienne et de l'Enseignement 14, rue de l'Evêché 4000 LIEGE Liège, le 6 septembre 2007.
A l'attention des enseignantes et des écoles fondamentales libres.
Le " Décret portant organisation de l'Enseignement maternel et primaire ordinaire " pose la question de la dissociation des charges de titulaire de la classe et titulaire du cours de religion, jusqu'ici habituellement conjointes dans les écoles du diocèse.
Face à cette disposition du législateur, nous voudrions rappeler un certain nombre de principes et vous communiquer la position de l'autorité diocésaine.
Lorsque vous avez opté pour une école normale, vous avez fait un choix qui impliquait l'engagement à donner le cours de religion. Il en a été de même lorsque vous avez postulé une place dans l'enseignement libre. Une nouvelle fois, on vous propose de choisir.
C'est en conscience que chacun est appelé à prendre sa décision, en tenant compte des convictions qui sont devenues les siennes et du bien des enfants qui lui sont confiés. Nous ne pouvons que vous encourager vivement à conserver la charge du cours de religion et à travailler ainsi à l'intégration de la culture et de la foi, caractéristique de nos écoles. Cette mission, cependant, peut être aujourd'hui réalisée au sein d'équipes travaillant par cycle où chaque enseignant prend en charge l'aspect de la formation pour lequel il se sent le plus compétent, à condition que chacun respecte le choix et partage le souci de ses collègues. Si la décision appartient à chacun, elle ne peut se faire qu'en concertation avec les autres acteurs de l'école.
En conséquence, j'invite chacun à prendre le temps de mûrir sa décision et à tenir compte de toutes ses implications sur ses collègues et les enfants. Aujourd'hui, vous le savez autant que moi, le cours de religion exige convictions et compétences accrues face à des enfants qui baignent dans cette culture où la foi ne va plus de soi. On ne s'improvise donc pas professeur de religion, pas plus que de français ou de langues.
Je demande à chaque institutrice et à chaque instituteur de peser son choix, et j'invite tous les partenaires de l'école à le respecter. C'est à ces conditions que la décision qui vous est demandée sera bénéfique pour tous.
Venons-en maintenant aux dispositions pratiques
Nous souhaitons que l'on prenne en compte les deux modalités suivantes :
Cette exigence est motivée par trois raisons : § le changement de nature de la charge; donner le cours de religion dans plusieurs classes n'est pas de même nature que de le donner dans la classe dont on est titulaire. § le cours de religion est donné sur mandat de l'Evêque. § protéger l'enseignant ou le P.O. de l'arbitraire et de toute pression éventuelle.
L'inspection diocésaine est à votre disposition pour toute information supplémentaire et, si vous le souhaitez, pour vous accompagner dans ce processus.
Un dernier mot pour vous rappeler que l'animation pastorale de l'école est différente du cours de religion, même si des liens étroits existent entre eux. Ce n'est pas parce qu'on ne donne plus le cours de religion que l'on est dispensé du souci de l'animation pastorale. C'est le directeur ou la directrice qui en est le premier responsable; à lui ou à elle de s'entourer d'une équipe d'enseignants pour faire vivre nos écoles de l'esprit chrétien. Il ne s'agit pas simplement d'organiser quelques animations d'Avent ou de Carême, mais aussi de veiller à insuffler d'esprit chrétien les relations, l'organisation, l'évaluation, bref toutes les dimensions de la vie d'une école.
Bien conscient que tout ceci oblige chacun à un surcroît de travail, je ne peux cependant pas m'empêcher de considérer que l'occasion est belle pour se poser les questions fondamentales : Qu'est-ce qu'une école chrétienne ? comment la concrétiser là où nous vivons avec et au service des enfants ? En vous remerciant pour tout le travail accompli et pour le souci de l'école chrétienne que vous portez avec moi. Abbé M. VILLERS, Vicaire épiscopal
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